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Les Ponts de Neuville-sur-Oise - Les mésaventures du nouveau pont PDF Imprimer Envoyer
Index de l'article
Les Ponts de Neuville-sur-Oise
L'Oise : sa configuration et sa navigation
Le bac
Un pont de bois au XVème siècle
Le pont endommagé lorsde la guerre de 1870
Les années 1900
Un pont en béton armé
La passerelle
Les mésaventures du nouveau pont
Toutes les pages

Les mésaventures d’un pont dont l’inauguration même dut être retardée

Plusieurs incidents devaient en effet émailler la construction de l’ouvrage. Lors de la livraison de deux poutrelles, deux maisons de Jouy furent endommagées. Puis, le 13 septembre 1973, un incendie, heureusement sans gravité, se déclara au nouveau pont.

Il s’agissait semble-t-il d’un acte de malveillance, puisque Le Parisien indiquait : «récemment une main criminelle mettait le feu aux échafaudages le soutenant». Ce ne fut pas tout. Le 21 novembre 1973, Le Parisien, titrant «heurs et malheurs du nouveau pont», ce pont qui «porte la guigne», rendit compte de la collision survenue dans le brouillard du possoir Le Mantais avec la barge du pont. Le radar avait bien indiqué la présence de l’ancien pont mais pas du nouveau qui fut déporté de quelques mètres. Enfin le moment tant attendu arrivait, et les deux municipalités souhaitaient bien marquer l’évènement : on commanda donc la musique du huitième régiment, un bal avec Jackie André, un vaste chapiteau pour 1000 personnes tandis qu’on mettait un buffet sur pied et qu’on écrivait à toutes les personnalités du département pour les inviter à donner le maximum d’éclat à la cérémonie.

pontLas, un dernier évènement devait bouleverser tous ces projets : la mort du Président de la République, Georges Pompidou, et l’ouverture d’une période électorale qui interdisait toute cérémonie officielle. L’inauguration prévue le 27 avril était reportée à une date ultérieure. Tous les préparatifs étaient à recommencer ! C’est seulement le 15 juin 1974 que Michel Poniatowski, Ministre d’Etat, put présider les cérémonies d’inauguration du nouveau pont, bénit par l’évêque, monseigneur Gillet, et ouvert solennellement avec l’accompagnement de la musique du huitième régiment de transmission jouant la Marseillaise sous un soleil éclatant. Cette fois l’avenir semblait bien engagé !